jeudi 21 avril 2005

Ce que nous commençons doit finir.

ACTE I
Ne vous est-il jamais arrivé d’être persuadé d’avoir déjà vécu une situation ou tout au moins rêvée. Lorsque vous y repensez, vous vous rappelez de chaque instant, chaque meuble, chaque couleur, chaque parole, et la certitude devient évidence. Vous avez déjà vécu ça. Si l’on se fit à la médecine, l'explication rationnelle, au sens scientifique du terme, se loge au plus profond de nos cerveaux. C'est le temps de latence entre la prise de conscience de ce que nous voyons et le traitement de ce qui est vu. Nos cerveaux traitent l’information avant même qu’elle ne soit perçue, comme si nous faisions des approximations de l’environnement qui nous entoure. Il vient donc de façon élémentaire, que lorsque les images vraies sont traitées, elles se mêlent aux approximations et donnent ces impressions de déjà-vu. Mais ce que la médecine explique de façon si simple ne peut pas toujours être accepté, et il en est de même de toutes vos incertaines certitudes. Nous sommes faits pour croire, nos peurs sont là pour le prouver. C’est ce principe de ne pas être comme ceux qui croient, qui a poussé Alvin Foret dans cette belle histoire qui m’a été conté, un soir banal, par un ami que la bienséance m'interdit de nommer ici. Devant la folie des faits, je me suis permis de fouiller par moi-même et de découvrir tous les secrets de cet homme d'une commune singularité. Vous ne devrez pas douter. Tout ce qui est écrit, a bien eu lieu, et quoique certains faits puissent vous étonner par leur fantaisie, laissez pour un moment votre raison de côté.

Après avoir trouvé son adresse dans les pages jaunes bordelaises, j'ai décidé de partir sur place pour découvrir un peu plus la personne. Alvin Foret, jeune homme de vingt-neuf printemps, les cheveux en tempête, trop souvent mal rasé, "a ses habitudes". Ce sont, je cite, les mots de la boulangère du coin de la rue Bonnefin et de l'avenue Thiers. Il ne peut s'empêcher de manger le quignon du pain qu'il n'a pas encore payé. Elle m'a dit qu'elle avait été surprise les premiers temps, lorsqu'elle le voyait rompre le pain et l'avaler alors qu'il était encore sur le comptoir. C'est pour ça qu'elle s'en souvient du fameux Alvin.
A sa façon de décrire l'individu, j'ai senti que cette seule habitude n'avait pas suffit à lui laisser le souvenir de ses yeux, de son nez et de son allure toute rebelle. Elle n'avait, assurément, pas manqué de céder à son charme innocent sans jamais le lui dire. Nous manquons trop souvent des occasions de nous taire mais trop souvent aussi, des occasions de dire ce qui nous lient à nos secrets. Après une bonne demi-heure passée en sa compagnie, je me suis rendu au domicile de l'intéressé.

Bientôt la suite…(même si ça n'interesse personne, je vais au moins l'écrire pour moi!lol)

3 commentaires:

ced a dit…

Moi jsuis fan ! Pis je saoule tout le monde avec mes histoires sur mon blog, alors ça fait du bien de lire celles des autres !
La suite ! la suite !

Vinnie a dit…

Personnellement, raconter des trucs et pas finir, je trouve ça
(la suite au prochain post)

Anonyme a dit…

J aime bien ce concepte d'histoire à suivre, ça fait plus de passage sur son blog, et les gens ne suporte pas les textes trop long.